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Syndrome de l’imposteur : comment apprendre à se sentir légitime au travail ?

Avez-vous déjà ressenti au plus profond de vous cette impression de ne pas être à votre place et de duper votre entourage professionnel ? Ou encore, que vous avez été promu grâce à la chance, au hasard et que n’importe qui d’autre pourrait occuper votre poste. Après tout, vos collègues sont tous excellents, voire meilleurs que vous. 

Si vous avez répondu oui à au moins une de ses affirmations, vous souffrez du syndrome de l’imposteur qui dégrade la confiance en soi et nous empêche de sortir de notre zone de confort. Cette remise en question de votre légitimité au travail est un syndrome courant : il touche les hommes et un peu plus les femmes. Il attaque même les personnes les plus aguerries qui semblent avoir le parcours idéal sur leur profil LinkedIn.  

Pourtant, il suffit parfois d’un seul changement de poste ou d’entreprise, d’une série d’obstacles, d’une fatigue prononcée, d’un email de votre hiérarchie chargé d‘expressions passives-agressives pour que votre édifice de la confiance en soi au travail tremble. Et lorsque cela se produit, la méthode Coué qui vise à se répéter sous forme de litanie une phrase auto-suggestive comme “je vais y arriver”, “tout va bien”, “j’ai confiance en moi”… ne fonctionne pas vraiment ! Ce n’est pas suffisant pour mettre à mal vos croyances limitantes. 

Comment savoir si vous souffrez du syndrome de l’imposteur ? 

Ce sont les psychologues américaines Pauline Rose-Clance et Suzanne A. Imes qui ont été les premières à mener une étude en 1978 auprès d’un bassin de 150 femmes et à décortiquer les mécanismes ce que qu’elles ont nommé syndrome de l’imposteur. Elles ont également bâti un test qui vous offre la possibilité de vérifier à quel point vous êtes concerné par le syndrome de l’imposteur.  

Plusieurs facteurs doivent être réunis pour provoquer ce sentiment d’illégitimité professionnelle : 

  • l’incapacité à s’attribuer une réussite doublée d’une forte modestie : cette dernière serait due à un ensemble de facteurs externes comme la chance ou encore le travail remarquable de l’équipe. Exemple : vous avez dépassé votre objectif de chiffre d’affaires, et vous l’attribuez uniquement au fait qu’un client a passé une commande plus élevée que d’habitude. Et puis, ce n’est pas si exceptionnel ce que vous avez accompli, tout le monde aurait pu y arriver. 
  • la peur d’être démasqué : vous pensez ne pas être à la hauteur des responsabilités qui vous sont confiées. Exemple : tout le monde va finir par se rendre compte que vous ête nul et incompétent. 
  • une autocritique sévère et une incapacité à demander de l’aide : vous avez un goût prononcé pour la perfection et vous cherchez constamment à voir les points d’amélioration, sans vous attarder sur les points positifs. Demander de l’aide ? certainement pas : on pourrait vous démasquer et confirmer que vous n’êtes pas à la hauteur. 

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Quelles sont les conséquences du syndrome de l’imposteur ? 

Elles sont lourdes : perte de confiance en soi, stress intense en continu, anxiété, dépression, épuisement,  burn out. Et elles entraînent deux types de stratégies qui vont nourrir elles-mêmes les conséquences et imposer un cercle vicieux :  

  • la procrastination : vous cherchez à valider la pensée que nous n’êtes pas au niveau et qu’au fond vous êtes incompétent. C’est une technique d’auto-sabotage efficace qui vise à repousser les échéances et à toujours en faire moins. Vous cherchez le bâton pour vous faire battre. Attention au bore out !
  • le surinvestissement : vous travaillez sans relâche, vous vous préparez des semaines à l’avance et vous peaufinez vos dossiers dans les moindres détails. Vous n’êtes plus en mesure de prioriser les dossiers : une réunion d’équipe est aussi importante qu’une réunion devant toute votre hiérarchie. Bref, vous vous mettez une pression énorme. Attention au burn out ! 

Plus vous êtes concerné par le syndrome de l’imposteur, plus vous devenez votre pire ennemi et votre propre tyran.  

Heureusement, le syndrome de l’imposteur n’est pas une maladie et il est tout à fait possible de déclencher des mécanismes pour le contrer et retrouver un sentiment de légitimité et de confiance en soi. 

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Comment lutter contre ce complexe et améliorer votre confiance en vous ? 

L’enjeu réside dans le fait de pulvériser vos croyances limitantes. Ces croyances qui vous enferment et vous contraignent : « je ne suis pas capable de…, je ne peux pas réussir…, je n’y arriverai jamais…, je n’ai pas le bon diplôme…, je suis trop âgé pour tenter…, etc ». 

Établissez un nouveau système de valeur 

Dans de nombreux cas, le syndrome de l’imposteur prend sa source dans l’enfance. Peut-être votre entourage familial n’a pas été encourageant et a systématiquement mis l’accent sur vos fautes ou vos coups ratés. Ou bien il a prodigué des compliments uniquement lors de réussites scolaires ou sportives. Ou encore il a survalorisé vos compétences, il a été tellement fier de vous que le moindre pas qui vous fait vaciller, remet en question la confiance aveugle qu’il vous porte. 

En résumé, vous avez associé votre valeur à des bons points ou des mauvais points. Pouvez-vous prendre du recul et considérer le fait que vous avez de la valeur parce que vous êtes un être humain. Ce n’est pas le regard des autres et leur jugement qui détermine votre valeur. Votre valeur est intrinsèque car vous êtes né au monde. Votre valeur est inconditionnelle.

Ancrez vos compétences et vos accomplissements 

Dans un registre très concret, vous pouvez également faire la liste de vos accomplissements. Imaginez même une étagère avec les trophées de vos réussites professionnelles ! 

Prenez une feuille et :  

  • décrivez une réussite : les faits, son contexte, les résultats obtenus. Par exemple : une promotion professionnelle, la signature d’un contrat, une prise de parole saluée, etc. 

  • connectez-vous à votre intelligence émotionnelle : qu’avez-vous ressenti ? Exemple : de la joie, de la fierté, de la reconnaissance, de la légèreté, de la considération, etc. 

  • écrivez quelles sont les causes qui ont mené à cette réussite : les premières causes trouvées seront peut-être liées à votre syndrome de l’imposture (j’ai eu de la chance, c’est grâce à l’équipe, etc.).  

Creusez plus loin : comment vous, vous y avez contribué (les heures de travail, une réunion où vous avez eu la bonne idée, etc.). À quelles compétences avez-vous fait appel ? Votre sens de la priorisation, votre expertise comptable, votre capacité d’empathie, votre capacité à savoir dire non, votre sens de la communication, etc. 

  • stockez dans un dossier papier ou numérique des preuves de ce succès. Par exemple : un message de remerciement d’un client, une évaluation annuelle élogieuse, etc. 

Combattre le syndrome de l’imposture est un cheminement qui demande du temps, de la patience et la volonté de vouloir réellement changer la perception que vous avez de vous-même. Une excellente façon de mettre en action votre leadership personnel

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